Auto : Avec le parking partagé, une recherche d’économies

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Vous en avez assez des factures de parcmètre ? Particuliers et entreprises mettent à votre disposition leurs places de parking !

Vous en avez assez des factures de parcmètre ? Particuliers et entreprises mettent à votre disposition leurs places de parking ! — IStock / City Presse

Disposer d’une place de parking en ville est aujourd’hui bien souvent un luxe, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Et pourtant, ces stationnements restent inoccupés la majeure partie du temps. À l’inverse, des automobilistes enchaînent les kilomètres chaque jour en quête d’un endroit où se garer pendant leurs courses ou leurs heures de travail sans payer trop cher le stationnement.

À l’ère des plateformes collaboratives, le « matching » allait donc de soi. C’est ce qu’on appelle le parking partagé.

Un flot de petites annonces

N’importe qui ou presque peut proposer de louer sa place de stationnement privative durant les heures ou les jours où il ne l’utilise pas, afin d’arrondir ses fins de mois. Et plutôt que de recourir au bout de papier déposé chez les commerçants du coin, l’annonce est aujourd’hui diffusée par le biais de sites web comme Parkadom.com (commission de 20 % sur le prix de la location) ou Prendsmaplace.fr (gratuit). Il suffit au propriétaire du stationnement et au candidat utilisateur de convenir de la durée et de l’éventuelle plage horaire de location, moyennant un prix nécessairement plus bas que celui du parcmètre. Afin d’éviter tout litige ultérieur, il est recommandé d’établir un contrat.

Si vous résidez en copropriété, le règlement intérieur de la résidence peut interdire ce type de transaction. De même, un locataire ne peut pas librement sous-louer tout ou partie de son logement, parking compris, sans l’accord de son propriétaire. Enfin, pour être dans les clous, il ne faudra pas oublier de déclarer ces revenus locatifs dans le cadre de vos impôts sur le revenu.

Louer les places des entreprises

Plusieurs start-up comme Mobypark.com, Yespark.fr et Zenpark.com se sont lancées à l’assaut de ce marché, avec l’objectif de démocratiser le parking partagé en monétisant en masse les places vacantes des professionnels. « Nous travaillons avec des agences immobilières, des hôtels, certaines entreprises, des hôpitaux, des cliniques, des résidences seniors ou étudiantes, des supermarchés, ainsi que bon nombre de bailleurs sociaux », explique William Rosenfeld, le PDG et cofondateur de Zenpark. Avec 450.000 utilisateurs revendiqués, ce site, lancé en 2013, propose 1.000 parkings dans plus de 200 villes en France et en Belgique.

En pratique, son système passe par un petit boîtier électronique fixé à côté de l’entrée du parking et couplé à une application mobile dédiée. Si les usagers habituels ne perçoivent aucune différence, les utilisateurs du dispositif peuvent trouver et réserver en ligne leur place de stationnement, avant d’ouvrir la barrière ou la porte du parking partagé grâce à un clic sur l’appli. Le tout pour un tarif annoncé par le cofondateur comme étant 50 % moins cher que les traditionnels parcmètres publics.

Un coup de pouce législatif

Le modèle était auparavant freiné par les normes de sécurité incendie des parkings d’habitation. Les bailleurs sociaux et autres résidences seniors ou étudiantes devaient obtenir une dérogation de la préfecture pour pouvoir louer leurs places à des utilisateurs extérieurs et ce, dans la limite de dix stationnements maximum occupés à l’heure en simultané. Un arrêté ministériel du 7 décembre 2020 est venu entériner ce seuil en excluant du décompte les locations mensuelles.

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