Quelles sont les 30 villes moyennes les plus dynamiques en France ?

Il y a 4 semaines 129

Un classement recense les villes de moins de 100.000 habitants, hors zone métropolitaine, villes touristiques et d'outre-mer qui ont enregistré la plus forte fréquentation depuis mars 2020.

Quelles sont les villes les plus dynamiques de France ? C'est la question à laquelle répond le palmarès réalisé par Villes de France, l'association d'élus fédérant les villes moyennes, et Mytraffic, un logiciel européen spécialisé dans l'analyse du flux piéton. Au sommet de ce classement, qui recense les 30 villes moyennes avec la plus forte fréquentation depuis le début de la crise sanitaire, se hissent Villefranche-sur-Saône, Chambéry et Pau.

À lire aussi :Notre palmarès des villes où il fait bon vivre

Pour réaliser le palmarès, Mytraffic s'est appuyé sur les données de géolocalisation des applications mobiles anonymisées et récoltées avec l'accord de l'utilisateur. L'application a ainsi comptabilisé les passages dans plus de 180 zones de centres-villes, entre mars 2020 et janvier 2021. Mais seules les villes de moins de 100.000 habitants, hors zone métropolitaine, villes touristiques et d'outre-mer ont été prises en compte. L'Île-de-France n'a, par exemple, pas été comptée.

Le classement recense les 30 centres-villes les plus dynamiques de France. Mytraffic

Et c'est Villefranche-sur-Saône qui tient la tête du classement. Cette ville de 36.000 habitants située dans le Rhône, cumule un total de 2,5 passages mensuels moyens dans le centre-ville. Elle est suivie de près par Chambéry (Savoie), 58.000 habitants avec 2,1 millions de passages. Pau (Pyrénées-Atlantiques), 76.000 habitants, arrive en troisième position avec 1,82 million de passages depuis mars 2020. La ville a ainsi préservé 81% de son flux par rapport à la période avant la crise sanitaire, analyse l'étude. «Nous avons fait un très gros travail sur la propreté et l'effacement de tous les tags, la sécurité, l'esthétique et le caractère vert de la ville», explique François Bayrou, maire de Pau. Ce dernier attribue également ce bon résultat au renforcement des transports en commun ainsi que des commerces avec une extension des horaires d'ouverture.

Redynamiser le centre-ville

Ce sont en effet des facteurs qui participent à maintenir ou augmenter le dynamisme des communes, indique l'étude. Si les villes moyennes ont vu leurs centres décliner au profit de la périphérie avec le développement des zones commerciales, pavillonnaires et des zones d'activité bénéficiant d'un foncier moins cher, certaines communes ont entrepris de lutter contre ce phénomène. Et ce sont elles qui se retrouvent dans ce palmarès. «Les décideurs publics ont désormais pris conscience que l'avenir des cœurs de ville réside dans leur capacité à remplir plusieurs missions : on y consomme, on y habite, on s'y promène, on s'y cultive, on y étudie, on accède aux services publics. Avec ces atouts, les villes moyennes recommencent à faire rêver», se réjouit Caroline Cayeux, Présidente de Villes de France et Maire de Beauvais. Ces communes sont notamment parvenues à faire revenir des commerces «locomotives» dans leurs centres-villes comme les cinémas ou enseignes nationales qui leur préféraient jusque-là la périphérie. Autre point souligné par l'étude, ces villes ont à la fois développé «l'accès et le stationnement en voiture» tout en renforçant «les expériences de piétonnisation de places ou d'artères commerçantes». La rénovation du patrimoine historique et l'implication des commerçants ont aussi joué un rôle important.

Enfin, l'étude souligne le fait que sur les 30 villes du classement, 25 sont administrées par des maires en place depuis 7 ans ou plus et ajoute que «86 % d'entre eux ont été élu(e)s au premier tour aux municipales de 2020», saluant «le fruit d'une stratégie de long terme».

Le Nord bien classé

Les Hauts-de-France tirent leur épingle du jeu et figurent dans le haut du classement. Arras et Valenciennes occupent les quatrième et cinquième positions avec toutes deux 1,75 million de passages mensuels. Arras a même regagné des habitants en 2020 après des années d'érosions. La ville «n'est plus à l'écart, elle a pris toute sa place au cœur de la Région Hauts-de-France», se félicite son maire, Frédéric Leturque selon qui cette réussite est due à une action menée sur la vacance commerciale. Cette dernière est passée de 18% à 9% en dix ans grâce à la baisse des loyers. Les logements vides ont eux aussi fortement diminué passant de 900 à moins de 400.

Aucune région n'a le monopole des centres-villes les plus dynamiques. Mytraffic

Si trois villes des Hauts-de-France (Arras, Valenciennes et Lens) se placent en bonne position, les résultats du classement sont plutôt hétérogènes puisque dix régions y sont représentées. Si le succès n'est pas lié à la géographie, ce n'est pas non plus une affaire de taille puisqu'on retrouve des villes à la démographies très différente. De 33.000 habitants à Romans-sur-Isère (Drôme) jusqu'à Niort (Deux-Sèvres) avec 59.000 habitants et Pau (Pyrénées-Atlantiques) et ses 76.000 habitants.


À VOIR AUSSI - À Paris, les très rares touristes profitent de la capitale malgré le couvre-feu

Lire la Suite de l'Article